Jeudi 19 octobre 2006
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Purmamarca, Tilcara, Humahuaca, Iruya. Des noms aux sonorités lointaines. Des Paysages aux couleurs extraordinaires. Une Polo rouge fantastique quoiqu’un peu asthmatique. 4 jeunes cavaliers pour la chevaucher, pour 9 jours dans le NOA.
Bienvenue dans le Nord Ouest Argentin !
Salta, surnommé la « linda » (la belle) n’a pas volé son nom. Quartiers,édifices et habitantes le prouvent à chaque instant. Avant de partir faire la grande boucle en voiture, vos humbles serviteurs se devaient de tester l’ambiance nocturne du patelin. Qu’ils n’en furent eu aucun points déçus ! Meme loin de BsAs, l’ambiance nocturne argentine agite, secoue et fait tourner les tetes. Au point de retarder légèrement le départ le lendemain matin. 8h dans la voiture avait on entendu. Vers 11h30, on émérge. Et nous récupérons notre Jolly Jumper pour le voyage : Une polo. Au bout de 100 metres, bloqué dans Salta, on s’aperçoit avec horreur que la clim ne marche pas. Un détail me direz vous, alors que les visages ruisselaient déjà^au bout de 5 min avec 35°C dehors… C’est finalement une Polo rouge AVEC clim qui sera notre destrier.
D’abord une boucle au Nord. Jujuy par la route de montagne, et déjeuner sur place dans cette ville qui manque un peu d’intérêt. Mais à mesure que l’on avance vers Purmamarca, le paysage s’assèche, se dote de quelques cactus et de violences géologiques. Dépaysement, te voila ! Au creux de la vallée aux 7 couleurs, là où la roche se pare de milles nuances de vert, rose, ocre, brun, orange, gris, habitent 1000 personnes dans le petit village de Purmamarca. Un coucher de soleil sur les hauteurs nous offre des photos magnifiques avant que le calme de la nuit reprenne sa place. Lever 6H (non il n’y a pas de faute de frappe !) pour capturer le lever de soleil sur les montagnes qui aura tot fait d’enrichir notre palette visuelle.
La route nous emmène vers Iruya, petit village perché dans une vallée encaissée, auquel on n’accède que par un sentier de terre. Sentier de terre qui grimpe à plus de 4000 metres pour redescendre a 1800 au moment de rejoindre le village qui s’en retrouve ainsi à 3h de la première ville. Et ce ne sont pas 3h d’autoroutes françaises ( un petit Paris Lyon …) mais 3h de trous, cailloux, pierres, gués, et petites chèvres qui donne l’impression au chauffeur de conduire un marteau-piqueur…Le village est très mignon mais nous manquons de temps pour en profiter car la nuit approche. Un peu écartée du centre ville mais très appréciable,
la Posada del Sol nous accueille pour la nuit a Humahuaca, charmant village de 5000 habitants au milieu d’un désert aride bordé pas les montagnes. Là encore, les habitants sont très « typés » loin de la population cosmopolite de Buenos Aires.
Nous repartons vers les Salinas Grandes, plus à l’Ouest et repassons devant Tilcara que nous avions visité la veille. Ce village est connu pour les ruines cernée de cactus qui se dressent au dessus de la vallée, habitations de pierres au murs épais et au plafond très très bas ! A croire qu’ils vivaient allongés. La route des Salinas est un long ruban tortueux à travers la montagne qui monte encore une fois à plus de 4000 mètres, avant que le paysage soit soudainement nettoyé par une grande étendue blanche. Du sel, à perte de vue. On s’écarte de la route, et au beau milieu de l’étendue saline, on sort le pic nic. Inoubliable. Encore un peu de route pour la fin de journée, pour partir vers le Sud. Vint alors ce qui a failli être notre premier PL ( plan loose pour les néophytes) : nous avions prévu de dormir à El Carril, au Sud de Salta. Patelin paumé, moche et vraiment sans intérêt sans aucune auberge. Heureusement, nous découvrîmes par hasard le village voisin, Chicoana, et une auberge charmante.
Nous allons vers Cafayate, en passant par
la Quebrada des las Conchas. Le paysage devient plus abrupt avec les kilomètres et la banlieue de Salta laisse place aux canyons étonnants. Encore une fois, nous rendons heureux un petit artisan en achetant des petits souvenirs locaux. On commence à être connu : l’arrivée d’une Polo rouge avec 4 grands dadais est désormais synonyme d’une manne heureuse pour l’économie locale… Parlons en de ces 4 grds dadais : Laurent, Hervé, Fred et moi-même, enfants se disputant pour les places dans la voiture, touristes de haut vol qui mitraillent et filment dès que le frein à main est serré, gamins qui s’étouffe de rire sur des blagues à 2 pesos. Ajoutez à cela un Laurent qui s’émerveille devant tous les animaux (Oooooooooooooooo un vache !!!!!!!!!!!!!!!!), Hervé qui nous conte l’histoire de chaque endroit armé de ses inséparables Routard et Lonely Planet, Fred qui use et abuse de positions étranges à la recherche de la meilleure photo, et moi qui courre, grimpe, rampe dans les environs armé de ma caméra en quête du plan parfait. Quelle équipe…
Un pic-nic les pieds dans l’eau au milieu du canyon, une rencontre avec un coyote et quelques 35°C au milieu de toutes ces splendeurs, et nous voilà à Cafayate. Qué lindo ! L’endroit ne manque pas de charme tout comme notre auberge. Et alors que l’apéro se préparait avec les bouteilles achetées dans
la Bodega visitée 1 heure plus tot, qui est-ce qui débarquent ??? Cecile et sa cousine ! Dois-ja rappeller que Cecile habite a 50 m de chez nous a BsAs ? Que le monde est petit… On en profite pour célébrer dignement nos retrouvailles dans un bon petit restau… Une manne pour l’économie locale vous disais-je…
Réveil houleux le lendemain, personne n’ayant entendu le réveil bien entendu. Direction les ruines de Quilmes et Tafi del Valle. Pour ce qui est des ruines, ce fut décevant. Le site est immense, et on imagine très bien les habitations en pierre à flanc de montagne, qui ont constitués un des derniers bastions de la résistance durant 130 ans contre les colons espagnols.
Mais aucun mise en valeur !!! On a l’impression de regarder un tas de caillou avec qques cactus ça et là. Une future mission pour Culture espaces… Une poignée de kilomètres et nous voilà a Tafi del Valle. Dans une montagne verdoyante, non loin d’un lac, prend place ce modeste village. Et, honnêtement, ça ne casse pas trois pattes à un chien ! (expression breveté par Fred Bombargue…) C’est mignon, sans plus. Une journée pas folle, donc. Heureusement que Laurent à trouvé un Bébé chien à notre auberge, qui l’a rendu complètement gaga…
Et c'est d'ailleurs lui qui vous contera la fin de l'histoire, dès qu'il aura un peu de temps !